• ZHOU ENLAI

     

    Zhou Enlai, également orthographié Tcheou Ngen-lai ou Chou En-Lai ; 5 mars 1898 à Huaian - 8 janvier 1976) était un homme politique chinois.

     

    Zhou Enlai
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    Il

      

     

      

    défendait le marxisme et participa à la création du Parti communiste chinois.

      

    À partir de 1924, il fut l'un des dirigeants de l'académie de Huangpu dirigée par Tchang Kaï-chek et créée par Sun Yat-sen. Fondateur de la branche européenne du Parti communiste chinois (PCC) en 1927.

      

    Chef du parti communiste de la République soviétique chinoise en 1931.

      

    Ministre des Affaires étrangères de 1949 à 1958.

      

    Premier représentant de la Chine à l'étranger.

      

    Premier ministre, il participa à la Conférence de Bandung en avril 1955. L'annonce de sa mort provoqua des manifestations qui furent réprimées. En contraste avec Mao Zedong, Zhou Enlai connaissait plusieurs langues, était familier avec plusieurs cultures et pratiquait plusieurs modes de pensée.

      

    Né à Huaian, dans la province du Jiangsu, il était l'aîné d'une famille aisée originaire de Tianjin. Il fit ses études au lycée de Nankai, puis au Japon, à l'université Meiji, entre 1915 et 1918.

      

    À son retour de Nankai, il fut détenu durant une courte période à cause de ses idées radicales. Après sa libération en 1920, il partit étudier en France dans le cadre du mouvement Travail-Études, puis au Royaume-Uni et en Allemagne.

      

    Il rejoint le Parti Communiste Chinois en 1921, puis retourna en Chine en 1924 pour travailler avec Sun Yat-sen.

     

    Le 8 août 1925, il se maria avec Deng Yingchao, une étudiante activiste, à Tianjin. Elle devint par la suite un membre important du PCC.

      

    Le couple n'eut pas d'enfants, mais adopta plusieurs orphelins de « martyrs révolutionnaires », dont le plus connu fut Li Peng.

      

    Zhou obtint une reconnaissance nationale la première fois à l'occasion du Mouvement du 4 mai en 1919, prenant la tête d'une attaque contre un bureau du gouvernement pendant une manifestation contre le Traité de Versailles.

      

    En 1920 il déménagea en France, à Montargis où il était actif auprès des étudiants chinois et des activistes français. Zhou Enlai partageait le même logement, au no 17 de la rue Godefroy à côté de la Place d'Italie à Paris, avec Deng Xiaoping (le plus jeune et le plus petit d'environ 1,60m) et Jean Ho (le plus grand d'environ 1,90m et du même âge que Zhou).

      

    Il fit à Paris la connaissance d'Hô Chi Minh qui s'appelait à l'époque Nguyên Ai Quôc.

    Après son retour en Chine, il présida le département politique de l'Académie de Huangpu à Guangzhou, lors de sa fondation en 1926 :

    les envoyés soviétiques voyaient dans cette nomination un contrepoint efficace au nationalisme de Tchang Kaï-chek marqué à droite.

     

    Dans le cadre de l'Expédition du Nord, il fut actif en tant qu'agitateur auprès des ouvriers. En 1927, il organisa, sur les ordres du Komintern, une grève générale à Shanghaï, aboutissant à la prise de contrôle de la ville avant même que l'Armée nationale révolutionnaire n'arrive sur les lieux.

      

    Cette grève fut durement réprimée sur ordre de la faction de Tchang Kaï-chek lors de l'épisode dit du massacre de Shanghai. Zhou Enlai réussit à échapper à la « terreur blanche » du Kuomintang. André Malraux se serait librement inspiré de Zhou Enlai pour concevoir le personnage de « Kyo » dans son roman « La condition humaine »., qui se déroule durant le massacre de Shanghai.

      

    De Shanghaï, il rejoignit en décembre 1931 la nouvelle République soviétique chinoise nouvellement créée, sur la base révolutionnaire du Jiangxi

    Mao Zedong commençait à organiser une guérilla paysanne, moins orthodoxe car non urbaine.

      

    Il prit les fonctions de chef du parti et devint à cette occasion un des membres prééminents du PCC.

      

    Cette transition vers les campagnes fut complétée lors de la Longue marche, quand il afficha son soutien total à Mao dans la lutte de pouvoir avec les 28 bolcheviks.

     

    Durant les années suivantes, Zhou fut actif dans l'union du front anti-japonais. Il joua ainsi un rôle majeur dans l'incident de Xi'an, aidant à la libération de Tchang Kaï-chek, et négociant le second front uni PCC-Kuomintang.

      

    « Les Chinois ne doivent pas combattre les Chinois mais un ennemi unique : l'envahisseur. »

      

    Zhou passa la guerre sino-japonaise comme ambassadeur du PCC auprès du gouvernement de Tchang Kaï-chek, basé à Chongqing, et prit part aux négociations avortées faisant suite à la Seconde Guerre mondiale.

      

    En 1949, avec la fondation de la République populaire de Chine, Zhou devint premier ministre et ministre des affaires étrangères.

      

    En juin 1953, il fit les « Cinq déclarations pour la paix ». À la Conférence de Genève en 1954, Zhou Enlai et le Français Pierre Mendès France (président du Conseil) ont été les artisans des Accords de Genève pour mettre fin à la Première Guerre d'Indochine.

      

    Il mena la délégation chinoise à Genève pour la conférence de Bandung en 1955, à l'occasion de laquelle il survécut à la tentative d'assassinat de la part d'un agent taïwanais.

      

    Ce dernier avait posé une bombe dans l'avion que devait prendre Zhou (celui-ci changea de vol), qui tua seize passagers.

     

    En 1958, Chen Yi devint ministre des Affaires étrangères mais Zhou demeura Premier ministre.

      

    Zhou se concentra sur l'économie avec son poste de premier ministre. Il voulait augmenter en premier lieu la production agricole, pour une répartition équitable sur l'ensemble du pays. C'est lui qui initia les premières réformes environnementales en Chine.

      

    En 1958, Mao Zedong entama le Grand Bond en avant, destiné à augmenter le niveau de production industriel chinois à des hauteurs s'avérant irréalistes. Administrateur populaire et pragmatique, Zhou maintint sa position durant cette période. La Révolution culturelle fut en revanche un grand revers pour Zhou.

      

    À la fin de celle-ci en 1975, il promut la réalisation des « Quatre modernisations » pour colmater la brèche et les pertes occasionnées par la révolution culturelle.

     

    Diplomate reconnu, Zhou fut largement responsable du rétablissement des contacts diplomatiques avec les pays du bloc capitaliste au début des années 1970, et du Communiqué de Shanghai.

      

    Il a par exemple fait ouvrir l'ambassade chinoise en Grande-Bretagne en la confiant à Huan Xuang. S'apercevant qu'il avait un cancer, il délégua beaucoup de ses responsabilités à Deng Xiaoping. Zhou est considéré par beaucoup comme ayant eu une influence modératrice sur les excès du régime maoïste.

      

    On reconnaît officiellement qu'il usa de son pouvoir pour protéger certains des plus anciens sites historiques chinois (telle la Cité interdite et le Temple des Lamas à Pékin) contre les dévastations de la Révolution culturelle.

      

    C'était toutefois un fervent communiste. Zhou fut hospitalisé en 1974 pour son cancer, mais continua son travail de dirigeant à partir de l'hôpital, avec Deng Xiaoping comme premier délégué, qui prenait de facto la plupart des responsabilités. Il mourut le 8 janvier 1976, huit mois avant Mao.

      

    La mort de Zhou suscita des messages de condoléances de beaucoup des pays non-alignés, qui y voyaient une grande perte.

      

    Le pavillon de l'ONU à New York a également été abaissé à mi-mât en commémoration du premier ministre Zhou. Ce fut également un grand deuil national, car la majorité des Chinois pleurèrent à sa mort.

      

    La Place Tian'anmen fut couverte de Pékinois qui vinrent pour assister à son enterrement le 4 avril 1976.

     

    En Chine, la Bande des quatre avait vu dans la mort de Zhou une excellente opportunité pour leurs manœuvres politiques - le dernier obstacle étant levé. Après les funérailles de Zhou, Deng Xiaoping fut écarté du pouvoir.

      

    Étant donnée la popularité de Zhou, de nombreuses manifestations populaires éclatèrent spontanément, et furent considérées dangereuses par la Bande des quatre.

      

    Pendant la fête des Morts (Qingming) le 5 avril 1976, les commémorations en faveur de Zhou donnèrent lieu à des affrontements, en particulier autour du monument aux héros du peuple an centre de la place Tian'an men.

      

    la Bande des quatre craignait que l'émotion suscitée par la mort de Zhou ne serve de catalyseur à l'hostilité de la population à leur égard.

      

    La mémoire de Zhou Enlai est révérée par le peuple chinois. Son portrait en révolutionnaire est couramment reproduit sur les objets-souvenirs. Il n'a pas le statut de quasi-divinité de Mao Zedong dont le portrait porte-bonheur orne des amulettes. L'université de Nankai à Tianjin s'est mise sous son patronage.

      

    Zhou Enlai avait fréquenté le lycée de Nankai avant qu'il donne naissance à l'université en 1919.

      

    La ville de Tianjin a construit un mémorial de Zhou Enlai et de son épouse Deng Yingchao, dont le plan s'inspire des tombeaux impériaux de la dynastie Ming.

      

    On peut y voir son avion personnel de Premier Ministre et de nombreux souvenirs historiques ou émouvants, dont des vêtements portés par eux.

     

    SOURCES

    http://la-loupe.over-blog.net/article-zhou-enlai-53760743.html

     

     

     

     

     

    « Les concubines de l’empereur de chine Les crimes de guerre japonais en Chine au XXe siècle »