• Les Yugours

     

    Pour des raisons historiques, cette nationalité utilise trois langages : une branche turque (Raohul) employée surtout dans la partie occidentale du district autonome; une branche mongole (Engle) employée par ceux qui vivent dans la partie est du district, et le chinois par ceux de Huangnibao. Le chinois est la langue de communication entre les différents Yugour.

    Histoire

    La nationalité yugour remonterait aux anciens nomades ouïgours de la vallée de la rivière Erhun, durant la dynastie des Tang (618-907). Au milieu du IXe siècle, les anciens ouïgours fuyant les tempêtes de neige, l'oppression des groupes dirigeants et les attaques des Kirghizes, se sont déplacés vers l'ouest en groupes distincts. Un de ces groupes a émigré vers Guazhou (l'actuelle région de Dunhuang), Ganzhou (l'actuelle Zhangye) et Liangzhou (l'actuelle Wuwei) dans le corridor Hexi, la région la plus fertile de la province du Gansu, et ils se placèrent sous le régime de Tufan, un royaume tibétain. Ils furent donc appelés les Ouïgours de Hexi. Plus tard, ils capturèrent la ville de Ganzhou et y établirent un khanat, d'où le nom de Ouïgours de Ganzhou.

    Les Ouïgours du Hexi ont maintenu des liens très étroits avec l'empire central. Durant la dynastie des Song du Nord (960-1126), le khan des Ouïgours de Ganzhou a souvent demandé à des envoyés de se rendre dans la capitale impériale pour présenter un tribut à l'empereur, et, en retour, la cour des Song a donné des produits spéciaux de la Chine centrale. Les envoyés offraient surtout des chameaux, des chevaux, des coraux et de l'ambre en tribut.

    Au milieu du XIe siècle, le royaume des Xia de l'Ouest a conquis Ganzhou et renversé le régime ouïgour. Les Ouïgours de Hexi devinrent donc dépendants des Xia et se déplacèrent dans les régions pastorales à l'extérieur de la passe Jiayu. En 1227, les Mongols conquirent le royaume des Xia de l'Ouest et soumirent les Ouïgours du Hexi. Une partie des Ouïgours du Hexi furent assimilés aux groupes ethniques avoisinants, et ils développèrent une communauté qui formera les actuels Yugour. Ils vivent autour de Dunhuang et dans la région de Hami au Xinjiang..

      

    Les Yugour de la région de Huangnibao apprirent au fil des siècles la culture et l'élevage, alors que ceux de la région de Sunan s'adonnèrent à l'élevage et à la chasse. La dynastie des Qing (1644-1911) divisa les Yugour en sept tribus et nomma un chef héréditaire pour chacune, lequel était appelé An et supervisé par le surintendant Huangfan des sept tribus. Chaque année, en vertu de la loi, les Yugour devaient offrir 113 chevaux en échange du thé. Ils offraient également des fourrures, du musc et des bois de cerfs.

    L'organisation de ces tribus appartenait au système féodal. Les chefs de tribus s'occupaient des affaires courantes et l'argent et les propriétés des tribus devaient être partagés avec le chef. Les surintendants des échelons inférieurs étaient désignés par le chef après consultations avec les dirigeants des monastères lamaïstes. Chaque tribu tenait plusieurs réunions par année pour le prélèvement des taxes.

      

    En apparence, ces réunions semblaient démocratiques puisque chaque ménage y participait, mais tout était en fait décidé par le chef.. Il existait aussi un poste influent de Qian Hu et des anciens que l'on respectait. Le titre de Qian Hu était conféré par le monastère Taer du Qinghai et ce titre jouissait d'une grande influence dans le règlement des affaires de la tribu. Les pâturages étaient la propriété de la tribu en tant qu'unité, mais la majorité des pâturages et des troupeaux étaient aux mains des chefs tribaux, des lamas puissants et des grands éleveurs. La religion a été un autre pilier de ce régime tribal.

    Avant leur migration vers l'est, les Yugour croyaient dans le lamaïsme et avaient aussi gardé leur ancienne religion : le Han Dian Gel ( la vénération du Khan céleste). C'était en fait un héritage de chamanisme primitif et la liturgie s'effectuait dans une langue appelée Raohul, encore parlée par certains Yugour. Le lamaïsme a été particulièrement important durant les dynasties des Ming et des Qing. Chaque tribu avait son propre monastère et les lamas travaillaient main dans la main avec les chefs dans le règlement des questions tribales. Ce régime fut particulièrement oppressif, les dons au clergé, les corvées gratuites et l'enrôlement forcé des enfants à la vie religieuse étaient chose courante.

      

    Peu avant 1950, la population des Yugour atteignait à peine 3 000 personnes.

      

    En 1954, le district autonome yugour de Sunan et la commune autonome yugour Jiuquan Huangnibao ont été établis et dans les années qui suivirent, une série de réformes furent menées, dont la propriété des pâturages. On mis en place diverses coopératives. Les coutumes changèrent également : l'époque des mercenaires des mariages arrangés et des enfants achetés pour devenir des serviteurs de riches propriétaires se termina. Aujourd'hui, les Yugour travaillent surtout dans la culture, les industries liées à l'élevage et à la machinerie agricole, les industries de tapis, de fourrure et de transformation alimentaire.

    Culture

    Les Yugour ont une riche tradition littéraire qui s'est transmise oralement : légendes, contes, proverbes et ballades. Les chants folkloriques présentent des airs gracieux et vivants. Les Yugour sont habiles dans les arts plastiques, le tissage sur sac, tapis et attelage. Ils décorent également les cols, les manches et les bottes de motifs de fleurs, d'insectes ou d'oiseaux.

      

    On utilise des coquillages, des éclats de pierre, des fils de soie pour décorer les cheveux. Les Yugour ont une façon typique de se vêtir. Un homme bien habille porte un chapeau de feutre, un longue tunique à collet haut boutonnée à gauche, une ceinture rouge ou bleue et des bottes hautes.

      

    Une fille en âge de se marier coiffe ses cheveux de plusieurs petites queues de cheval qui sont ensuite nouées en trois plus grosses : deux sont portées sur la poitrine et une dans le dos après le mariage. Les femmes portent habituellement un chapeau de feutre blanc en forme de trompette avec deux lisières noires au devant.

    http://www.chinatoday.com.cn/lachine/f2k1/f11/minzu.htm
     
     
     
     
    Les Yugours sont près de 15 000 individus en Chine. Les Yugours parlent deux langues lointainement reliées : une langue turque et une langue mongole. Les Yugours sont des descendants des Ouïgours qui ont émigré vers la fin du IXème siècle dans la province de Gansu.
      
    Ils se sont convertis au bouddhisme tibétain, qui est encore pratiqué dans les communautés Yugour à ce jour. Les Yugours sont une exception parmi les peuples descendant des Turcs, car ils ne se sont pas convertis à l’Islam. Les Yugours ont une riche tradition littéraire qui s'est transmise oralement : légendes, contes, proverbes et ballades. Les chants folkloriques présentent des airs gracieux et vivants.
      
    Les Yugours sont habiles dans les arts plastiques, le tissage sur sac, tapis et attelage. Ils décorent également les cols, les manches et les bottes de motifs de fleurs, d'insectes ou d'oiseaux.
      
    On utilise des coquillages, des éclats de pierre, des fils de soie pour décorer les cheveux.
    Les Yugours ont une façon typique de se vêtir. Un homme bien habillé porte un chapeau de feutre, un longue tunique à collet haut boutonnée à gauche, une ceinture rouge ou bleue et des bottes hautes. Une fille en âge de se marier coiffe ses cheveux de plusieurs petites queues de cheval qui sont ensuite nouées en trois plus grosses : deux sont portées sur la poitrine et une dans le dos après le mariage. Les femmes portent habituellement un chapeau de feutre blanc en forme de trompette avec deux lisières noires au devant.




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